Maux de tête chronique : Attention à ces médicaments courants selon le Dr Kierzek, Voici la liste

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Maux de tête chronique : Attention à ces médicaments courants selon le Dr Kierzek, Voici la liste

Prendre un Doliprane à chaque migraine ? Une erreur fréquente, mais lourde de conséquences. Selon le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste, l’abus d’antalgiques est l’une des causes les plus sous-estimées de migraines chroniques. Et parfois, en prendre... empire tout.

Un effet rebond peu connu : les céphalées par abus médicamenteux

“Continuer à prendre des antalgiques maintient et aggrave les céphalées”, alerte le Dr Kierzek. Ce phénomène porte un nom : les céphalées par abus médicamenteux. Elles surviennent quand une personne utilise des traitements contre la douleur trop fréquemment, créant un véritable cercle vicieux.

La seule issue possible ? Une pause thérapeutique, aussi appelée sevrage. Mais elle ne se fait pas sans difficultés. “L’amélioration ne survient généralement qu’après une période de sevrage de 2 à 8 semaines, pendant laquelle les maux de tête peuvent temporairement s’intensifier avant de s’améliorer”, explique-t-il.

Le paracétamol aussi est concerné

On pense souvent que le paracétamol, en vente libre et souvent conseillé pour les maux de tête, est sans danger. Mais c’est faux. “Le paracétamol peut aussi causer des céphalées par abus médicamenteux, bien qu’il soit souvent mieux toléré que d’autres antalgiques lors du sevrage”, souligne le médecin.

Il recommande donc d’en limiter strictement l’usage : pas plus de 2 à 3 jours par semaine. Même en automédication, les précautions s’imposent.

Que faire en cas de migraines régulières ? Les solutions du Dr Kierzek

Quand les migraines deviennent fréquentes, il faut envisager un traitement de fond. “Des médicaments comme certains antiépileptiques, bêta-bloquants ou antidépresseurs peuvent être prescrits pour réduire la fréquence des crises”, précise-t-il.

Mais le mode de vie est tout aussi crucial. Parmi les alternatives non médicamenteuses, le Dr Kierzek recommande :

  • des techniques de relaxation ;
  • une meilleure gestion du stress ;
  • une régularisation du sommeil ;
  • une bonne hydratation.

Dans les cas les plus sévères, un sevrage en milieu hospitalier peut être nécessaire. “Le sevrage supervisé est parfois incontournable selon la sévérité”, ajoute-t-il.

L’arrêt brutal est parfois la seule issue

Seule solution selon le Dr Kierzek : une pause thérapeutique. Et ce sevrage n’est pas sans douleur. “L’amélioration ne survient généralement qu’après une période de 2 à 8 semaines, pendant laquelle les maux de tête peuvent s’intensifier”, alerte-t-il. Pour les cas les plus lourds (opioïdes, barbituriques…), un arrêt progressif ou une hospitalisation peut être nécessaire.

Dans tous les cas, il faut remplacer les traitements de crise par un traitement de fond adapté et validé par un neurologue : “certains antiépileptiques, bêta-bloquants ou antidépresseurs permettent de réduire la fréquence des crises”, note-t-il.

Et surtout, il est essentiel de ne pas rester seul face à des douleurs qui s’enkystent. “Il faut consulter un neurologue ou un centre spécialisé dans les céphalées pour établir un plan de sevrage et mettre en place un traitement préventif adapté.”

Un enjeu de long terme

Les perspectives de guérison sont encourageantes : 50 % des patients sont en rémission à 10 ans avec un traitement adapté. Les personnes migraineuses ont généralement de meilleurs résultats que celles souffrant de céphalées de tension. Mais tout dépend de la rigueur du sevrage, de la prévention… et du suivi.

Conclusion : la solution ne se trouve pas toujours dans la boîte de médicaments. La clé, c’est souvent d’apprendre à moins en prendre — et à mieux écouter son corps.

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