Graisse abdominale : voici l’exercice le plus efficace pour faire des abdos à la piscine - Recherche clinique paris centre

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Graisse abdominale : voici l’exercice le plus efficace pour faire des abdos à la piscine

Dans une société où la sexualité des femmes a longtemps été ignorée ou simplifiée, l'absence d'orgasme chez de nombreuses femmes reste un sujet tabou. Selon la sexologue Valérie Tasso, cette absence est principalement due à une méconnaissance profonde du corps féminin. En effet, pendant des siècles, le clitoris a été négligé au profit du pénis, entraînant un manque de compréhension des mécanismes du plaisir féminin. Cette méconnaissance bloque l'exploration, l'anticipation du plaisir et donc l'orgasme, laissant de nombreuses femmes dans l'incapacité de jouir pleinement.
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L’absence d’orgasme : une histoire de méconnaissance du corps féminin

Pour Valérie Tasso, la cause principale de l’absence d’orgasme chez de nombreuses femmes est claire : une profonde méconnaissance du corps féminin. Pendant des siècles, la sexualité des femmes a été niée, ignorée ou simplifiée. Résultat : encore aujourd’hui, de nombreuses femmes ne savent pas comment leur plaisir fonctionne. La sexologue rappelle d’ailleurs une vérité capitale : « C’est normal de ne pas avoir d’orgasmes vaginaux : ils n’existent pas ! » Le vagin contient très peu de terminaisons nerveuses, sauf à l’entrée. Si certaines femmes parviennent à jouir avec une pénétration, c’est parce qu’elles ressentent une « stimulation interne du clitoris », précise-t-elle.

Le problème est historique : « On savait parfaitement comment était fait le pénis, mais on ne s’était jamais préoccupé du clitoris, c’est scandaleux ! » La première image du clitoris date… de 1998. Cette ignorance scientifique nourrit encore les mythes. « Beaucoup de femmes de 30, 40 ou 50 ans ne connaissent pas leur anatomie », confirme l’experte. Cette méconnaissance bloque l’exploration, l’anticipation du plaisir… et donc l’orgasme.

Le poids des injonctions, du corps et du porno sur le plaisir féminin

La société impose (beaucoup) de normes aux femmes qui empêchent leur accès au plaisir. Même en 2025, les injonctions restent fortes : avoir un « beau corps », rester désirable, performer, donner du plaisir avant d’en recevoir. Pour Valérie Tasso, ce poids est déterminant. Elle rappelle que l’orgasme exige un abandon total. Mais comment se laisser aller quand on surveille son ventre, ses cuisses, sa peau, son apparence ?

L’impact du porno mainstream n’aide pas non plus, d’après la spécialiste : corps irréels, pratiques scénarisées, violences banalisées. « Les orgasmes y sont totalement simulés », rappelle-t-elle. « Beaucoup de mes jeunes patientes pensent qu’il suffit d’un ‘consentement tacite’ lorsqu’elles acceptent des actes violents de leur partenaire. Je n’y crois pas vraiment. Peut-on vraiment affirmer que l’on aime le BDSM à 17 ans ? », questionne-t-elle. Toute cette pression liée à la pornographie crée de l’auto-jugement qui « boycotte la relation intime ».

S’ajoute l’absence d’éducation sexuelle. Sans connaissance de son clitoris et de son corps en général, sans connaissance de ses propres désirs et de l’importance de les exprimer, il est difficile de jouir. Une société qui valorise la performance et le plaisir de l’autre avant le sien empêche les femmes d’avoir un orgasme !

Les blocages psychologiques : la peur de perdre le contrôle (et de jouir)

Au-delà du corps, les raisons psychologiques jouent un rôle majeur dans l’absence d’orgasme. Pour Valérie Tasso, l’orgasme n’est pas atteignable sans lâcher prise totalement. « C’est une véritable perte de contrôle ». Or, en 2025, cette perte de contrôle reste difficile pour les femmes, enfermées dans l’image de la « super woman » qui doit tout gérer. Elles doivent être performantes, efficaces, solides, présentes partout (encore la fameuse charge mentale).

Elle rappelle que, historiquement, « on est avant tout une femme productive, on n’est pas une femme sexuelle ». Cette injonction persiste. « La perte de soi n’est pas permise », explique la sexologue.

Et puis, à l’inverse, le porno a créé une femme hyper sexuelle, toujours performante, toujours disponible. « Mais c’est du marketing », souligne-t-elle. Entre ces deux extrêmes — la femme frigide et la femme hyper sexuelle — les femmes se retrouvent piégées, perdues. Beaucoup sont dans un combat intérieur : « Je veux un orgasme mais je ne me le permets pas. » Pourtant, l’orgasme demande un abandon total de soi. Bref, c’est un cercle vicieux !

Masturbation et connaissance de soi : des clés incontournables de l’orgasme

Selon Valérie Tasso, l’un des meilleurs moyens d’avoir un orgasme pour une femme, c’est la masturbation. Mais le sujet est encore entouré de tabous. « On nous a toujours fait croire que la masturbation était quelque chose de très masculin », rappelle-t-elle. Pendant longtemps, les femmes ne devaient pas se toucher. Résultat : beaucoup n’osent toujours pas, ou se sentent coupables. Pourtant, la sexologue affirme que l’auto-exploration est le chemin le plus direct vers la jouissance : « Les femmes qui arrivent à l’orgasme y arrivent la première fois en se masturbant, pas avec un partenaire. »

L’arrivée des sextoys a joué un rôle énorme, selon elle. « Les stimulateurs clitoridiens, plus adaptés que les anciens modèles uniquement phalliques, ont permis à de nombreuses femmes de comprendre leur corps », affirme l’experte. Mais l’exploration ne se limite pas aux parties génitales. Elle conseille de toucher sa peau, ses zones sensibles, pour savoir ce qui déclenche des sensations. C’est un mécanisme que l’on retrouve parfois aussi dans les prises en charge des douleurs chroniques, où l’écoute du corps est essentielle pour mieux vivre au quotidien.

Valérie Tasso rappelle aussi l’importance d’apprendre à regarder ses parties intimes : « C’est hyper important pour la santé sexuelle de se regarder. » Cela permet de se connaître et de se libérer.

Les conseils de la sexologue pour (enfin) réussir à jouir

Pour réussir à jouir, l’experte donne des conseils précis. Le premier : s’explorer. « On ne peut pas avoir un rapport sexuel satisfaisant si on ne connaît pas soi-même. » Elle recommande de créer des moments pour soi, malgré la charge mentale. « Rien ne vaut un bon bain chaud, quelques bougies et… un sextoy pour se détendre », confirme-t-elle. La masturbation n’est pas un luxe, au contraire. « Moi, je prescris aux femmes des orgasmes à la semaine pour se détendre », dit-elle.

La sexologue invite aussi les femmes à investir dans un bon sextoy, à commencer par un stimulateur clitoridien. L’auto-exploration permet de comprendre sa réaction, son rythme, ses envies. Cela facilite aussi la communication en couple. Beaucoup de femmes ont peur d’être jugées. À elles, Valérie Tasso répond : « Qu’est-ce que vous faites avec votre partenaire si vous n’êtes pas capable de communiquer avec lui ? »

Pour amorcer la discussion, la spécialiste conseille par exemple de « laisser un sextoy en évidence » ou de « souligner des passages dans un magazine érotique ». Cela peut éveiller la curiosité de votre partenaire (et même l’exciter). « Les hommes aiment savoir que l’on a envie, que l’on se touche, que l’on veut explorer », observe-t-elle. Et de conclure : « Et si ça ne marche pas, changez de partenaire ! » Cette approche rejoint aussi certains principes développés dans les soins par les psychiatres, notamment lorsqu’il s’agit de réconcilier psy et corps dans les troubles sexuels.

Enfin, dans une société où le stress et les troubles liés à la pression mentale deviennent fréquents, certains évoquent aussi des solutions alternatives comme le CBD issu de culture bio et ses effets sur la santé mentale et physique, même si la sexologue rappelle que rien ne remplace la connaissance de soi-même.

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